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L'infection virale chronique établit un nouveau niveau d' équilibre1 entre mort cellulaire programmée / production de cytokines pro-inflammatoires,  équilibre brutalement altéré par le contrôle thérapeutique de la réplication virale, et conduisant aux "pathologies inflammatoires de restauration immunitaire", réactions paradoxales au traitement




1. Le syndrome lipodystrophique  s'inscrit dans le cadre nosologique des pathologies inflammatoires associées au contrôle efficace et rapide d'une  infection virale chronique



Nous avons préalablement montré que l'homéostasie des cellules T productrices de TNFa est sous contrôle étroit de l'apoptose. Au cours de l'infection VIH, cette population cellulaire est fortement contrôlée par un excès de mortalité affectant spécifiquement ces cellules par rapport à d'autres populations productrices de cytokines; sous traitements antirétroviraux combinés, l'intensité de la mort cellulaire programmée est très rapidement ramenée aux valeurs observées chez le sujet sain, et les précurseurs des cellules sécrétrices de cytokines pro-inflammatoires peuvent alors s'expandre sans contrôle négatif.

Nos travaux ex vivo sur l'effet des traitements antirétroviraux combinés capables de contrôler l'infection par le VIH (Ledru E., Gougeon M.L., Roué R., Patey O. et coll.) nous ont amenés à proposer le premier modèle physiopathologique rendant compte des effets secondaires métaboliques (lipodystrophie), hypothèse pro-inflammatoire qui depuis a été confirmée par d'autres équipes. Ce modèle peut être étendu aux autres effets secondaires inflammatoires du traitement, rassemblés sous le terme d'"Immune restoration diseases". Nos observations sur l’augmentation de la potentialité des lymphocytes T périphériques à produire du TNFa lors du traitement de l'infection VIH ont en effet été étendus aux adipocytes, les activités lymphokinique comme adipocytokinique du  TNFa étant impliquées dans un mécanisme global, qui résulte pour une part de l'action directe ou indirecte de certaines molécules (stavidine), d'autre part des activités directes du TNFa sur les enzymes du métabolisme lipidique.





2. Sa composante périphérique est anatomo-pathologiquement similaire  à celle des stades précoces de l'ulcère de Buruli3

(tableau en attente d'insertion)

Nos observations permettent de situer nosologiquement le syndrome de lipodystrophie associé au traitement de l'infection VIH par rapport aux autres anomalies de distribution du tissu adipeux: la  lipodystrophie  associée au VIH, dont nous avons proposé les premiers le caractère inflammatoire, comprend anatomo-pathologiquement un composant lipoatrophique, avec apoptose sous-cutanée et panniculite, des mécanismes de redistribution centrale (dans lequel le TNF intervient également2), et des lipomes périphérique de type hibernome ("bosses de bison") qui eux semblent corrélés aux modifications brutales de la dépense énergétique globale liée à la restauration immunitaire, et à la chute de l'activation cellulaire induites par le contrôle de la multiplication virale.



Tableau. Etiopathogénèse des anomalies de distribution du tissu adipeux




(en construction)


1. Nouvelle norme de fonctionnement secondaire à la maladie, telle que proposée par G. Canguilhem dans  Le normal et le pathologique.
2. Obésité centrale, stéroïdes et TNF: l’activité basale de la 11bHSD1 (11b-hydroxysteroid deshydrogénase, qui assure la conversion de la cortisone en cortisol actif) est plus forte dans le tissu adipeux central que dans le tissu adipeux périphérique, et son activation pourrait être un composant majeur dans la pathogénèse de l’obésité centrale. Le TNFa est parmi les adipocytokines (TNFa, IGF-1, leptine) celle qui augmente le plus l’activité 11bHSD1 au niveau du tissu adipeux central (omental) et périphérique (sous-cutané), mais il est sans action sur cette enzyme au niveau hépatique. Il en résulte une différence d’activité 11bHSD1 encore plus marquée qu’à l’état basal entre tissu adipeux central et périphérique.

3. Liée à l'infection par la mycobactérie M. ulcerans


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